Depuis quelques jours, le froid et la neige ont repris leurs droits. Une fin de mars qui oblige à se calfeutrer et à attendre des jours meilleurs, où le printemps sera vraiment le maître des lieux. Mais ce matin, dans la lumière pâle qui baigne le chalet, je l'ai vu. Un accenteur alpin, posé délicatement dans la neige, ses plumes gonflées contre le froid.
Je n'espérais plus. Depuis le déménagement, un peu plus bas sur le coteau, je ne les voyais presque plus. L'altitude, peut-être. Les hivers pas assez rudes. Mais lui était là en ce dimanche matin, tranquille, le regard posé.
Est-ce Maître Zen, mon vieux confident des hivers d'avant ? Ou son fils, qui aurait retrouvé ma trace en suivant les bourrasques ? Je ne sais pas. Et peut-être que cela n'a pas vraiment d'importance.
Car dans ce regard échangé et ce silence partagé, quelque chose se renoue. Une certitude fragile que certains liens résistent. Que la beauté persiste, envers et contre tout.
Il y a des apparitions qui remettent du baume au cœur.
Dédé@Mars 2026

Et justement, il ne faut pas passer à côté de ces apparitions, elles sont là pour notre "survie": Le monde par à vau l'eau mais la nature continue de nous émouvoir.
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