Lac Majeur, Italie
Ce soir-là, la lune, se penchant sur le fond de la vallée, a entendu gémir une vieille femme à sa fenêtre. Retenant son souffle, elle a saisi toute sa tristesse et s’est mise à pleurer des larmes qui ont glissé sur la terre tels des diamants cristallins. Toute la nuit, vagabondant dans le ciel, elle s’est laissée aller à ce lourd chagrin et quand au matin, le soleil a croisé son chemin, elle lui a conté la peine de la vieille. Alors, l’astre du jour a lui aussi fondu et ses rayons se sont brisés en mille morceaux étincelants.
*********Mon tendre. Aujourd’hui, pour
vaincre la solitude, je me suis mise à parler toute seule, afin de fuir le
silence si grand de cette maison de vieux. Cela fait maintenant un mois
exactement que je suis arrivée ici, sur les conseils ou faut-il dire les ordres
de la famille mais je ne m’y habitue décidément pas. Il y a bien Agathe que j’apprécie
mais elle est tellement sourde que je dois crier pour qu’elle fasse mine de
comprendre ce que je lui dis.
Ma chambre est confortable. J’ai
installé sur le petit meuble en bois de sapin que tu aimais tant quelques
bibelots amassés durant nos années de bonheur et qui me rappellent tous un
heureux voyage en ta compagnie.
Tu sais, mes vieilles jambes me
font toujours autant souffrir. Les médecins disent que jamais je ne guérirai de
cette méchante arthrose. Alors l’infirmière vient tous les soirs me frictionner
avec une crème apaisante. Je fais semblant d’avoir moins mal quand elle sort de
la chambre pour lui faire plaisir et j’accroche à mon visage un sourire de
remerciement mais cela ne dure pas longtemps. Dès la porte refermée, je me
crispe à nouveau et j’invective cette douleur qui ne me laisse plus de répit.
Mon ami. Depuis que tu m’as
quittée, je ne dors plus sereinement. A chaque réveil, ma main te cherche,
inlassablement, dans ce grand lit froid et quand enfin je me remémore où je
suis, je ne retrouve pas le sommeil. Je compte alors les heures jusqu’au matin et
quand le clocher du village sonne sept coups, je me lève péniblement pour une
nouvelle journée.
Toutes ces années passées
ensemble dans notre beau chalet en bois me semblent si éloignées du temps présent.
Mais je peux dire fièrement que notre vie a été belle. Je me souviens de nos
éclats de rire et de ta façon si particulière de tendre ta main pour saisir la
mienne quand je me noyais dans mes chagrins. Ton amour était aussi invincible
que les montagnes que j’aimais et j’appréciais me perdre dans la couleur
indéfinissable de tes yeux pour fuir les remous de cette vie trépidante.
Je me souviens de nos escapades
du dimanche matin quand la nuit cachait encore la beauté fragile du monde. Nous
partions à l’assaut des alpages pour rejoindre le grand sapin et nous restions
assis sous ses branches à la pointe du jour, quand tout ressuscite et que
meurent les étoiles. J’adorais ces glissements de l’ombre à la lumière qui
n’appartenaient qu’à nous, comme si quelqu’un effaçait la nuit et rallumait le
jour, soufflait dans les branches des arbres pour réveiller les oiseaux
endormis et jouait avec les perles de rosée.
Nous aimions tant nos sommets
saupoudrés de neiges éternelles mais les voyages au bord des lacs et des mers
me remplissaient toujours d’une joie enfantine. Sentir le souffle du vent
glisser sur les vagues et suivre des yeux les majestueux bateaux, ma main dans
la tienne, me donnait l’impression de toucher du doigt l’éternité.
Aujourd’hui, j’ai tellement envie
de retrouver ton sourire et d’être avec toi pour l’éternité. Mais le Bon Dieu
m’a sans doute oubliée sur cette terre trop vaste pour lui. Alors j’attends sans
patience et les ténèbres envahissent peu à peu mon cœur même si Agathe me
fredonne des rengaines des temps anciens, de celles que tu me chantais
autrefois quand je glissais dans le sommeil.
Mon chéri. Bien que tu sois parti,
me laissant seule avec tous ces souvenirs, je t’écris cette lettre aujourd’hui.
Cela apaise ma tristesse de griffonner ces quelques mots car je sais que
bientôt nous serons ensemble à jamais. Je voulais encore te dire, mais je crois
que tu l’as toujours su, combien je t’ai aimé. Et je charge cette étoile
filante de t’apporter cette douce missive pour égayer ton repos.*********
Ce soir-là, la lune, se penchant sur le fond de la vallée, a entendu gémir une vieille femme à sa fenêtre. Retenant son souffle, elle a saisi toute sa tristesse et s’est mise à pleurer des larmes qui ont glissé sur la terre tels des diamants cristallins. Toute la nuit, vagabondant dans le ciel, elle s’est laissée aller à ce lourd chagrin et quand au matin, le soleil a croisé son chemin, elle lui a conté la peine de la vieille. Alors, l’astre du jour a lui aussi fondu et ses rayons se sont brisés en mille morceaux étincelants.
Depuis ce jour, les lacs et les mers du monde entier se réveillent tous
les matins revêtus de joyaux scintillant à leur surface, spleen céleste versé
pour une vieille femme. Mais au firmament brille depuis peu une nouvelle étoile
enlacée à une autre boule de feu. Et dans ces retrouvailles joyeuses résonnent de
doux éclats de rire.
Dédé © Juin 2017
Bonjour Dédé. Que c'est joliment écrit, magnifiquement même. J'aime tes mots Dédé, chaque fois que je te lis je suis séduite. Il y a si peu de gens qui écrivent bien sur les sites ou les blogs... On entre dans le cri de cette vieille dame, on est elle, on se dit que l'on pourrait un jour l'être. La perte d'un être aimé est si dure à vivre, comment ne pas être ému par ce beau récit?
RépondreSupprimerUn immense merci pour tes mots, ton écrite limpide me plait.
Coucou Marie. Ce texte m'a été inspiré par la complainte d'une vieille dame que je connais dans la vraie vie. Et qui se lamente de rester là alors que son mari est parti il y a quelques années déjà. C'est une situation triste car elle ne trouve presque plus de choses positives dans sa vie présente. A bientôt et belle fin de semaine.
SupprimerOde à l'amour, au souvenir, à la nostalgie. Merci pour ce doux message, pour ce conte vieux comme le monde, de la veille dame qui pleure encore et encore son amour d'antan, que le temps a pris avant elle...
RépondreSupprimerJe vous souhaite, chère Dédé, de savoir cultiver, quand le temps sera venu, la nostalgie des bons moments, la souvenance des sentiments vrais et purs, le rappel d'un bonheur d'autrefois, dont l'étreinte dure bien souvent dans le présent de nos vies, à chaque fois que l'on s'en souvient...
Bon week-end, Dédé
Bonjour Monsieur aux grandes oreilles! J'espère que je ne vais pas devenir si vieille trop vite. ;-) Se souvenir des petits bonheurs, c'est bien. Les cultiver maintenant, c'est mieux. Bises alpines Monsieur aux grandes oreilles et belle fin de semaine.
SupprimerCet ode à l'amour toujours présent est somptueux. Je reste sous son charme.
RépondreSupprimerMerci Alphonsine. Passe une belle fin de semaine. Bises alpines.
SupprimerLa mort est toujours vue comme une fin tragique, or elle peut aussi être le retour à l'amour, une nouvelle fusion, un nouveau départ, comme tu le présente ici aussi bien. C'est émouvant et beau!
RépondreSupprimerMerci Edmée de ta visite en ce vendredi matin. La mort et le grand départ sont vus par bon nombre de personnes comme des retrouvailles avec l'être aimé déjà parti. J'aime à le croire moi aussi même si je n'ai pas plus de détails sur la chose. ;-) Bises alpines.
SupprimerQuelle jolie complainte ! Je suis sans mots.
RépondreSupprimerTexte très émouvant en emprunt d'un grand amour, je dirai pour l'amour lui même, pas pour... comment dire ?
Je ne sais si je vais arriver à dire ce que je veux, c'est simplement en pensant à belle maman...
Nous n'avons pas entendu la même complainte.
Bises
Coucou Claude. Je crois que je n'ai pas compris la substantifique moelle de ton commentaire. Tu m'expliqueras? ;-) Tu fais référence à ta belle-maman mais? Bisous et belle journée.
SupprimerJe vais te passer un mail.
SupprimerBisous
à l'amour vu par Dédé : sublime comme toujours
RépondreSupprimerje ne regarderai plus l'étang au fond de mon jardin de la même façon le matin en buvant mon café : je penserai à Dédé la petite vieille ou plutôt Dédé et la petite vieille.
Une petite remarque un petit meuble en sapin dans une maison de retraite ça fait pas bizarre
ça doit sentir le sapin !!!
Coucou Barbu! :-)) Tu me fais rire. Je précise donc que tu penseras donc bien à Dédé ET à la petite vieille. Merci. Je précise aussi que les petits diamants à la surface de ton étang doivent rester à la surface de l'étang, tu n'as pas le droit de les prendre.
SupprimerPour ce qui est du meuble en bois de sapin, ta remarque m'a fait bien rire. Tu ne perds pas le Nord. Il aurait pu être en bouleau mais comme les retraités ne bossent plus, ça n'allait pas. ;-) Bises alpines et belle fin de semaine. Et sois sage!
On y va, on y va, mais pas la peine de se presser...
RépondreSupprimerJe sais, t'es pas si vieux que ça. :-))
Supprimerque c'est beau, et la photo est sublime
RépondreSupprimerBonjour Emma et bienvenuw ici. Il me semble que c'est la première fois que je vous vois arpenter mes allées. Merci donc de la visite et du compliment concernant le texte et la photo. A tout bientôt et bonne fin de semaine.
SupprimerBonjour Dédé,
RépondreSupprimerSi je suis sous le charme de cette photo vraiment très belle, je le suis tout autant par tes mots. Très belle ode à l'Amour.
Bises et bonne journée.
Hello Caroline. Le lac Majeur était très beau ce matin là, avec le soleil qui jouait à cache-cache avec les nuages. Merci de ta visite et passe une très bonne fin de semaine. Bises alpines.
SupprimerSi j'écrivais mon commentaire à la plume plutôt que de le saisir sur ce clavier impersonnel, tu verrais, sur mes lignes à l'encre bleue, la tache laissée par une larme que je n'ai pu écraser. Très (ou trop) sensible Chinou ? Oui, je le confesse, tu m'as émue
RépondreSupprimerCoucou Chinou. Je te passe quelques mouchoirs pour que tu puisses t'essuyer les yeux. Mais tu as vu, la petite histoire se termine bien. La vieille et le vieux sont réunis et rient dans les cieux. Et nous, nous héritons des petits diamants sur la terre. ;-) Bises alpines!
SupprimerOMG, ça me rejoint tellement et me touche au plus profond de mon coeur, mon cher André est tout là-haut et un jour, moi aussi je serai réuni à nouveau... Oufff de grosses émotions... Bise, bon vendredi tout doux!
RépondreSupprimerCoucou Maria-Lina. Je te le souhaite. ;-) Je t'envoie mes meilleures pensées au-delà de l'Atlantique. Bises alpines.
SupprimerUn texte sur la vieillesse et la mort qui me touche droit au coeur, merci pour ce partage.
RépondreSupprimerCoucou Robert. Oui! Mais ça finit bien! Bises alpines. 😊
SupprimerLa vieillesse peut faire naître aussi des moments agréables. C'est le temps du recul et pour certains celui de la sagesse. Certes le temps passe mais le regard sur le monde peut devenir plus compréhensif. Un joli texte et un bon We à toi.
RépondreSupprimerTu as raison. La sagesse et le recul par rapport aux choses viennent avec l'âge. On se déleste des choses inutiles et on se concentre sur l'essentiel. Merci de ta visite. Bises
SupprimerQue ton billet est plein de poésie et de tendresse, Dédé, et comme je le trouve émouvant et beau ! Merci pour ce partage.
RépondreSupprimerGros bisous.
Merci ma chère Françoise. Émotion et beauté sont importantes. Bises alpines.
Supprimerencore un bien bel article... un peu nostalgique peut être... mais bien joli... bon week bizzz
RépondreSupprimerMerci. Je suis souvent nostalgique 😊 bisous
SupprimerLe soleil au couchant se moque bien des nuages et cette dame oublie son arthrose puisque qu'elle va rejoindre celui qu'elle a a toujours aimé ... Païenne en diable, je suis pourtant sensible à l'allégorie et aux promesses du ciel ... Bises charentaises ;)
RépondreSupprimerTu sais que j'ai pris cette photo le matin et non au soleil couchant. 😊 moi je pense que les grands amoureux se retrouvent tout là haut. D'une manière ou d'une autre. Et ils batifolent derrière les nuages. Bises alpines.
SupprimerBeaucoup d'émotions à la lecture de votre texte.
RépondreSupprimerMerci de la visite et à bientôt.
Supprimer"Mais je peux dire fièrement que notre vie a été belle."
RépondreSupprimerAlors si il ne fallait retenir qu'une phrase, retenons celle-ci et vivons dés aujourd'hui en cueillant chaque joie présente, en la vivant surtout au présent, elle trouvera bien un p'tite place dans notre coeur pour plus tard qui sait. Ma grand-mère à qui je demandais il y a maintes années de cela (plus de trente ans...) à quoi elle pensait ainsi, son travail de tricot échappé de ses doigts, et la tête dans les nuages, me répondit: mais à ma vie avec tes tantes, à vous tous lorsque vous étiez jeunes et à tous ces instants de bonheur, quoi d'autre? Message retenu.
C'est un beau commentaire que tu me laisses Thérèse. Ta grand-mère était bien sage et profonde. On devrait se souvenir de tous ces petits bonheurs qui font toute une vie. Merci et bises alpines
SupprimerMa grand-mère avait déjà perdu sa moitié depuis quelques années lors de cet épisode.
SupprimerBonjour Dédé,
RépondreSupprimerLa photo est très belle mais ce sont tes mots qui vont droit au coeur.
Nous sommes un "vieux couple" nous partageons tout et nous avons traversé des moments difficiles.
Souvent je me suis posée cette question ... après tant d'années ensemble comment peut-on faire pour vivre seul ???
Les personnes divorcées sont habituées à leur solitude et savent s'arranger mais les couples très unis c'est tragique.
Coucou madame des petits bonheurs. Je ne sais comment font les personnes qui ont tout partagé dans un couple solide quand elles se retrouvent seules. Cela doit être difficile mais sans doute qu'elles s'appuient sur les bons souvenirs pour continuer à vivre. Voir le commentaire de Thérèse plus haut que je je trouve très beau et plein d'espoir. Je te remercie de ta visite et de tes mots. Bises alpines!
SupprimerQuelle magnifique photo ! Tu es très douée!
RépondreSupprimerTon texte est très émouvant. Il faut voir aimé pour savoir écrire comme tu fais.
Coucou l'ami artiste. Merci pour tes compliments. Aimer n'est pas simple mais cela fait grandir. Merci de ta visite et bises alpines.
Supprimerle texte est splendide, la photo aussi...mais comme j'ai un certain âge...manquent l'enveloppe et les condoléances :)))))))))
RépondreSupprimerbises lacustres!
Comme tu es une créatrice hors pair, je te laisse créer les cartes de condoléances? 😁 bises alpines.
SupprimerTon écrit est poignant, et la lumière sur le lac, sublime, comme son dénouement.
RépondreSupprimerMerci pour ton commentaire. Les petits diamants brillent sur le lac. Belle fin de dimanche.
SupprimerChère Dédé, lu hier ton texte m'a émue aux larmes. Aussi j'ai laissé passer une journée pour pouvoir commenter sans renifler. Le veuvage est ma bête noire. Et les histoires d'amour qui finissent mal, que ce soit en roman ou en film, me font immanquablement user plein de mouchoirs. En outre, le Lac Majeur me rappelle toujours la chanson de Mort Shuman dans laquelle il dit « J'ai tout oublié du bonheur ».
RépondreSupprimerHeureusement, il ne neige pas sur ta photo de ce magnifique coucher de soleil environné de nuages, ainsi il est permis d'espérer des lendemains paradisiaques, scintillants dans une douce lumière.
Bises (réconfortées par cette idée)
Ma chère Tilia. Sèche tes larmes et profite des bonheurs présents. Il y a tant de belles choses autour de nous que nous pouvons graver à jamais dans nos coeurs. Bisous!
SupprimerTon billet est magnifique Dédé .. par tes mots et ta photo sublime.... que rajouter de plus si ce n'est que je suis extrêmement émue à te lire. Merci.
RépondreSupprimerBisou.
Den
Merci ma chère Provençale. Tu n'es pas là seule à être émue apparemment. 😊 bisous et bonne fin de dimanche.
SupprimerQue d'empathie il faut, pour écrire un texte comme celui-ci. Capacité de se mettre à la place de. Regard approfondi et intense sur. Bref de l'amour pour les autres, l'Autre. Ici, c'est une vieille femme, dans ses tout vieux jours. Mais je sais que tu es capable de ce regard pour toute l'humanité, Dédé! Belle journée à toi! D.
RépondreSupprimerSe mettre à la place de et comprendre ce qu'il ressent. Tout un programme. Je crois que cela se nomme l'empathie. Bisous ma belle et merci de ta visite.
Supprimerpetit coucou du week... bon dimanche bizzz
RépondreSupprimerCoucou. Merci de ta visite. Bisous.
SupprimerDécidément tu sais bien nous faire saisir
RépondreSupprimertoute les richesses de la vie
Nous montrer combien il faut profiter
de tous ses instant heureux à deux
jusqu'au confins étoilés de l'univers
Amitié Dédé
Oui Pascal. Le bonheur passe tellement vite et c'est quand il est parti qu'on le regrette. Bises alpines
SupprimerBonjour chère Dédé, tes mots sont absolument magnifiques et j'ai lu ton récit avec beaucoup d'émotion mais avec une photo très sereine. Marcher à deux dans la vie le plus longtemps possible et surtout vivre le moment présent, c'est ce que je me dis très souvent. Merci de tes mots du coeur.
RépondreSupprimerMes bisous ♥
Merci Denise. J'aime bien cette idée de "marcher dans la vie à deux". C'est tellement beau à deux mais tellement triste quand l'un de deux s'en va. Il faut être fort. Je t'embrasse et merci pour ta visite. Belle fin de dimanche.
SupprimerUne très belle histoire d'amour, une magnifique légende !
RépondreSupprimerMerci Ulysse. La vieille fait l'unanimité on dirait. Bises alpines!
Supprimer"Sentir le souffle du vent glisser sur les vagues et suivre des yeux les majestueux bateaux, ma main dans la tienne, me donnait l’impression de toucher du doigt l’éternité."...Cette vue sur le lac Majeur que tu nous offres, nous fait "toucher du doigt" elle aussi, "l'éternité" ! C'est une photo somptueuse ! Et ton texte nous rappelle que la beauté de notre monde est une nourriture toute aussi vitale que de boire et manger.
RépondreSupprimerBises alsaciennes :-)
Merci Fifi. C'est le soleil et les nuages qui ont tout fait. Le lac aussi y est pour quelque chose. J'étais là au bon moment et au bon endroit. ;-) Bises alpines à l'Alsace.
SupprimerQuelle superbe message adressé par une vielle dame à son amour disparu, elle raconte leur compagnonnage et dit beaucoup de ce qu'a été leur vie, qui fut très différente de "Bonhomme" chantée par Brassens >
RépondreSupprimerhttps://cergipontin.blogspot.fr/2006/11/brassens-bonhomme-old-guy.html
Au bout de la vie les bons souvenirs restent lorsqu'on a de la chance, et on oublie ce qui a pu nous séparer ou nous heurter
Cette vieille dame a eu une vie aisée, elle a voyagé vécu dans une maison confortable même si elle n'était pas luxueuse, elle est entourée de l'affection un peu maladroite des siens, on se demande pourquoi elle ne peut plus vivre seule.
Ces souvenirs égrenés au soir d'une vie me rappellent ceux de la grand'mère de Blanche lus sur un autre blog il y a bien longtemps, une décennie peut-être ? C'est beaucoup à l'échelle-temps du blog... Je me souviens t'avoir dit que tu avais sans doute fréquenté et écouté beaucoup de personnes très âgées pour être aussi proche de leur ressenti
SupprimerLa vieille dame ne veut plus vivre seule parce qu'elle est perclus de rhumatisme et son amour n'est plus là. Elle n'a plus l'envie de vivre... Oui je connais des personnes âgées qui me disent leur envie de s'en aller et d'aller rejoindre les étoiles, là où il n'y aura plus de douleurs et où peut-être elles rejoindront leur conjoint. Ce n'est pas simple de vieillir quand tout devient fade.
SupprimerAh oui, la grand-mère de Blanche, elle était bien vieille elle aussi. Mais elle avait survécu à sa petite-fille. Tu as bonne mémoire! Bises alpines et belle semaine.
Au moins est-on sur que les services de l'étoile filante sont bien mieux assurés que ceux de la Poste! Trêve de baliverne, ce texte est une ode à la vieillesse et à l'amour que l'on souhaite éternel. Une bien belle plume!
RépondreSupprimerAh non! Tu es un peu sévère à l'égard de la Poste. :-))) Les facteurs sont tellement serviables, ils livrent toujours les paquets à domicile et sont toujours sympas! ;-)
SupprimerMerci de ta visite et bises alpines.
Coucou Dédé.
RépondreSupprimerTu ne nous rend pas optimiste....Un peu comme la chanson de Jacques Brel!
"
Les vieux ne parlent plus ou alors seulement parfois du bout des yeux
Même riches ils sont pauvres, ils n'ont plus d'illusions et n'ont qu'un cœur pour deux
Chez eux ça sent le thym, le propre, la lavande et le verbe d'antan
Que l'on vive à Paris on vit tous en province quand on vit trop longtemps
Est-ce d'avoir trop ri que leur voix se lézarde quand ils parlent d'hier
Et d'avoir trop pleuré que des larmes encore leur perlent aux paupières
Et s'ils tremblent un peu est-ce de voir vieillir la pendule d'argent
Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non, qui dit : je vous attends
...
"
Bises, Bonne semaine, A + 🦍
https://youtu.be/M-nyLvIuHDU
Coucou Daniel! Rho... c'est pourtant une belle histoire qui finit bien non? Je t'embrasse et sois optimiste! Pour cela faut arrêter d'écouter cette chanson de Brel (que j'adore ceci dit). ;-)
SupprimerEnsemble parfait aussi bien pour la photo que le texte... 19,5/20 pour ne pas mettre 20.
RépondreSupprimerJ'ai été très triste de voir ma mère dans une telle maison et j'ai du mal à concevoir la vie sans mon époux au bout de déjà 46 ans et demi de vie commune. Ce teste me va droit au cœur et tu sais manier les mots pour titiller la corde sensible de chacun d'entre nous qui te lisons.
Merci pour la note madame le professeure. 😊 Je comprends ce que tu as dû ressentir pour ta maman. Cela n'a dû être facile ni pour elle ni pour toi. Et je comprends aussi ce que tu dis par rapport à ton âme soeur. Mais l'instant présent se doit de supplanter les angoisses liées à la séparation. Pour qu'on puisse se dire un jour que la vie a vraiment été belle. Bises alpines.
Supprimerde quoi Stan ne gagne pas une finale du grand chelem encore un coup de la vague macronesque (il était pas là!)
RépondreSupprimertu n'as pas trop chaud dans les alpines ?
Rafa était trop fort... Fait chaud en plaine, pas facile à bosser dans ces conditions. Et toi, tu rases la barbe pour avoir moins chaud?
SupprimerComme il est beau ton texte, cette lettre est si émouvante, elle me touche très fort, la lumière de la photo nous dit que la nature est inaltérable et que du fond de la grande solitude des nuits il faut savoir que le soleil lavera les noirceurs des doutes et des douleurs muettes, longtemps peut-être, jusqu'au jour où... Tout se termine un jour, une nuit...
RépondreSupprimerMerci Dédé
Coucou Marine. Et ton commentaire est très poétique. Le soleil inonde de lumière toutes nos angoisses et à ses doux rayons elles fondent peu à peu. Pour finir par disparaître peut-être? Qui sait? Bises alpines
SupprimerCa ressemble à un beau conte de fées, et pourtant je connais un couple qui correspond à ton histoire. Ils ont plus de 90 ans, et pourtant s'aiment toujours comme au premier jour. Alors, oui, ça existe vraiment, et c'est un bel hommage que tu leur rends, à ces amoureux éternels...
RépondreSupprimerÊtre encore amoureux après des années de vie commune...c'est beau et réjouissant. Merci Sophie et bises
SupprimerBonjour Dédé, ce texte me touche car en le lisant je pensais à ma mère qui devait attendre "le moment" avant d'aller rejoindre l'Amour de sa vie en Février dernier. Ton texte touche l'Âme et par la même occasion me fait réfléchir. Porte toi bien.
RépondreSupprimerCoucou Jean-Pierre. Nul doute que ta maman a rejoint maintenant l'amour de sa vie et qu'ils brillent tous deux au firmament. Bises alpines et merci de la visite.
Supprimer