Octobre s'en vient lentement, par ses brumes graciles et ses brouillards épais, par ses mirages dorés, par ses parfums de poires et de pommes, par ses citrouilles ventrues qui craignent de finir en veloutés et par ses feuilles qui rougissent avant de mourir en silence.
Les portes sont closes et les maisons vides du rire des enfants. Il y a les silences et les absences. Partout, les écureuils s'affairent alors que le cerf termine sa quête amoureuse.
Il y aura encore en octobre des
journées de septembre, tout comme il y avait déjà eu en août des balbutiements
de septembre et qu'il y aura en novembre des flottements attardés
d'octobre.
Octobre s'en vient lentement, par son chemin de renoncement qui nous mènera, à coups de grands frissons, à la saison du dépouillement.
"L'automne raconte à la terre les fleurs qu'elle a prêtées à l'été" (Georg Christoph Lichtenberg)
Dédé © Octobre 2022






